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L’indice HPI mesure le niveau de bonheur d’un pays. Dans le classement, les pays les plus heureux sont aussi les moins développés. Faut-il y voir un lien ? Comment expliquer ce paradoxe apparent ?
Madagascar : plus heureuse que l’Hexagone, en dépit de la pauvreté ? Le cas de Madagascar montre bien la spécificité de l’indice HPI. Cette nation, plongée depuis plus de 3 ans dans une profonde crise politique et sociale, glisse en permanence légèrement dans le gouffre de la pauvreté. Ce fléau concerne 76% de sa population, face à 68% au cours de l’année 2010, d’après le compte rendu Perspectives économiques de l’Afrique de l’OCDE. Madagascar se trouve également dans la formation des nations à médiocre développement humain, arrivant 151e, entre le Cameroun et la Tanzanie, sur les 187 pays couverts par le compte rendu de l’IDH des Nations unies courant 2011. Néanmoins le respect de l’environnement et le relatif optimisme de ses citoyens jouent au bénéfice de Madagascar. Avec une empreinte carbone d’uniquement 1,2, Madagascar se classe profitablement, dans le Palmarès HPI, entre la France et l’Autriche. Deux pays d’Europe où le bien-être est respectivement noté 6,8 et 7,3 par leurs citoyens, avec des espérances de vie de 81,5 et 80,9 années. La note bien-être ne dépasse pas 4,9 à Madagascar, où l’espérance de vie plafonne à 66,7 années. Là , c’est l’environnement qui fait toute la différence.
Le Happy Planet Index (HPI), ou indice de la planète heureuse, est un indicateur économique alternatif au PIB. Créé par un think tank britannique, la New Economics Foundation (NEF), le HPI prend en compte le bien-être humain et les incidences sur l’environnement. Il classe 178 pays d’après 3 indicateurs : l’empreinte écologique, l’espérance de vie et le degré de bonheur des populations. Ainsi, ce classement donne une image très différente de la richesse et de la pauvreté des nations. C’est un indicateur d’efficience écologique1.