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L’accueil est chaleureux pour les vacanciers, en suivant la route qui va de l’aéroport à Ambatoloaka, la ville balnéaire de Nosy Be, au nord-ouest de Madagascar. Chaleureux néanmoins dissuasif, au vu des messages qui informent des lourdes peines prévues en cas d’«attentat à la pudeur» face à des mineurs.

Le tourisme sexuel n’est pas autorisé à Madagascar et est condamné d’une contravention de 2 à 10 millions d’ariary soit près de 715 à 3. 500 €, assortie de 5 à 10 années d’emprisonnement.
La nuit tombée, la première destination touristique malgache change en une incontestable plaque tournante du commerce du sexe. Loin des plages de sable fin et des eaux luxuriantes de la mer, les pédotouristes, parmi les 400. 000 visiteurs que Madagascar accueille tous les ans, vont se fondre avec les citoyens de Nosy Be. Une population d’environs 109. 000 habitants, principalement formée de jeunes et frappée par la pauvreté et le chômage. Acculés par la pauvreté, ces jeunes ont entre 15 et 20 ans et affluent à Nosy Be pour «trouver» une Européenne ou un époux blanc. La prostitution s’est conçue dans cette île se trouvant sur la côte mozambicaine depuis les premiers grands suppressions d’emploi provoqués par les applications d’ajustement structurel de la fin des années 90. A présent, le chômage touche près de 76% de la population qui vit avec moins d’un billet vert tous les jours. Les familles sont en difficulté pour subvenir aux envies des gamins, qui se positionnent ainsi sur les plages à la merci des «prédateurs sexuels» occidentaux.