Guide des voyageurs
Guide des voyageurs. Nous vous donnons quelques conseils sur la façon de tirer la meilleure partie de vos séjours à Madagascar.
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Voyager est un acte d’ouverture : ouverture à du jamais vu, à d’autres cultures et civilisations, et à d’autres horizons. Ainsi vous faudra-t-il vous préparer sérieusement à l’aventure, autant sur le domaine psychique, physique que matériel ou financier… bref, sur tous les plans. Aussi, à Madagascar, attendez-vous à tout !
Vous avez fait votre choix. Toutefois, il n’est pas trop tard de s’assurer de quelques détails, bien avant de concrétiser votre projet :
Connaissez-vous vous-même. Si vous avez l’âme d’un baroudeur, vous vous attendrez certainement à des déceptions, mais également, les bonnes surprises n’y manquent pas. Les idées préconçues supposant que vous serez au paradis sont à bannir. N’oubliez pas que voyager est comme admirer une toile : c’est l’harmonie du sombre et de l’éclat, du négatif et du positif, qui fait son attrait.
L’insécurité ou les problèmes d’ordre politique, tout pays en voie de développement en connaît. Ces facteurs ne constituent pas des obstacles au projet d’un voyageur désireux de visiter la Grande Île. Ici, le tourisme est un secteur-clé qui contribue à la vie économique. Certes, la différence entre les pauvres et les riches est considérable, mais ces derniers disposent toujours des meilleurs services à l’intention des touristes, et cela à prix beaucoup plus abordables que leur équivalent dans les pays développés. Vous serez alors très bien accueillis. Les infrastructures sur place correspondent parfaitement à vos besoins. Il faudra juste connaître au préalable où aller exactement.
La destination propose mille et une merveilles à explorer. Parmi celles-ci, les 12 collines historiques d’Antananarivo, la capitale. La Ville des mille, créée par le roi Andrianampoinimerina, est peuplée de quelques 1,4 million d’habitants d’origines ethniques diverses. En été, les côtes offrent les meilleurs lieux de villégiature aux adeptes du nautisme.  Vous pourrez localiser votre lieu d’arrivée sur Google Street View, et grâce à Googles Adresses, vous trouverez sans peine les adresses qui vous conviennent.
Enfin, un dernier conseil, mais qui n’est pas des moindres : il serait préférable d’avoir un correspondant qui connaît parfaitement le pays, avant d’entreprendre votre voyage. Il vous servira de guide.
On le sait, voyager va de pair avec découverte. Il est aussi synonyme d’aventure. Pour jouir du plaisir qu’il procure et ressentir le maximum de sensations, observer scrupuleusement certaines règles s’avère indispensable, surtout lorsqu’on est de passage dans un pays tel que Madagascar, où l’on est « loin du tourisme classique ».
La première règle est le respect. Les Malgaches, naturellement très accueillants et respectueux de leurs traditions notamment le Fihavanana – littéralement le lien de famille ou l’unité – sont capables de vous recevoir sincèrement comme l’un des leurs. Vous avez donc intérêt à leur témoigner de la reconnaissance, connaître et respecter leurs us et coutumes, ainsi que les interdits ou les « fady ». En cas de non respect de ces derniers, un malheur pourra survenir.
Bien qu’ils soient avares de paroles, les Malgaches sont des observateurs perspicaces. Gare aux arrière-pensées ou à la mauvaise foi ! Sinon, ils feront montre de résistance farouche qui se manifestera par des délits inimaginables, à croire que Madagascar est une île dangereuse, mais au fait, ce n’est pas le cas. Il faut savoir s’y prendre, avec un brin de bon sens.
Aussi paradisiaque qu’il soit, comme tant d’autres pays en voie de développement, l’île Rouge subit la crise mondiale. La situation le frappe de plein fouet. Les discordes politiques ont leurs impacts sur la vie économique voire sociale. L’écart entre les riches et les pauvres ne cesse de se creuser et la population a du mal à le supporter. Ce qui explique par exemple les vols d’objets de valeur sur les lieux publics, d’effets personnels dans les chambres d’hôtels et sur les sites touristiques. Les bagages des voyageurs en taxi-brousse, par contre, ne risquent rien. Ainsi, il devient dangereux de trop se mettre en valeur, ou d’exhiber ses biens, au risque de blesser l’amour-propre des autochtones dont la plupart ont des difficultés à chercher de quoi se mettre sous la dent.
Ne vous séparez jamais de vos papiers. Pour tout déplacement nocturne, le taxi est recommandé et surtout, sortez en groupe. Si jamais vous êtes agressé, ne manifestez aucune résistance.
À chacun son mode de transport : Hélicoptère, Micheline de collection, VTT, quads, bateau de croisière ou pirogue.
À chaque voyageur et à chaque projet de voyage correspond une proposition logistique différente. Si Madagascar est longtemps resté handicapé par le manque de services adaptés, ce n’est plus tout à fait le cas à présent en terme de transports. Outre les véhicules tout terrain, les plus exigeants et aussi les plus fortunés (la location d’un hélicoptère coûte environ 1.200 euros par heure) peuvent désormais survoler les Tsingy de Bemaraha on les lagons turquoise de nos côtes dans des conditions de sécurité optimale.
Dans un tout autre esprit, le tout nouveau Port d’Ehoala à Fort-Dauphin permet d’accueillir le trafic associé au tourisme de croisière depuis le mois de juillet 2008.
Il n’y a pas véritablement de compteur, le prix de la course peut être fixé avant le départ.
Le pousse-pousse est un moyen de transport extrêmement prisé par les étrangers, en particulier les touristes qui visitent Madagascar.
Ses caractéristiques typiques et ses originalités les enchantent et les poussent à ne jamais manquer une expérience à bord de cet engin. Par définition, le pousse-pousse est une voiture légère à deux roues assurant le transport des passagers en ville. Disposant de deux brancards, le mouvement de ce dispositif est assuré par des hommes appelés tireurs. Historiquement, le pousse-pousse est un moyen de déplacement ayant vu le jour en Extrême-Orient.
Les tireurs de Pousse-pousse à Madagascar sont une race tout à fait différente de personnes. Ces gars-là travaillent très dur toute la journée afin de transporter les gens dans leurs petites charrettes similaires à un tuk-tuk (on les appelle les Pousses-Pousses à Madagascar). Si vous remarquez sur la photo, vous verrez que quelques-uns des tireurs ne portent même pas de chaussures. Imaginez si vous aviez à s’asseoir à l’extérieur toute la journée et de travailler sur le trottoir chaud sans chaussures.
La compagnie Air France, Corsair, et la Compagnie Air Madagascar desservent l’Ile à partir de Paris.
Il est possible de se rendre à Madagascar via la Reunion.
Air Madagascar dessert les grandes villes à partir de la Capitale.
Le réseau routier n’est pas très bon.
Pour les amateurs de transport ferroviaire la presque légendaire Micheline, en état de marche et entièrement rénovée, véritable pièce de musée, assure le trajet Antananarivo Andasibe jusqu’à l’Océan, en parcourant d’immenses paysages de forêts tropicales humides de l’Est. Il n’existe que quelques lignes.
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Discret, ce pays plein de contradictions fascine. Sous les tropiques, il est pourtant sujet à des climats différents. Pauvre, il est pourtant riche en biodiversité. Sa face cachée suscite alors la curiosité des aventuriers.
Jadis, cette quatrième plus grande île au monde aurait été une partie du continent africain. Il y a 165 millions d’années, elle s’est éloignée vers l’est, au large de l’Afrique, et s’est laissé abandonner sur son sort. Plus tard, Marco Polo l’avait découverte et l’avait baptisée « Madagascar». Vers les années 1500, l’île intéressa les étrangers, puis séduit particulièrement les Français qui décidèrent d’en faire un de leurs territoires outre-mer. Mais ses habitants, trop attachés à leurs traditions ancestrales, se débattirent. Bien qu’une brise d’indépendance sembla souffler bien des années plus tard, l’influence française fût observée au quotidien. La population, dont l’origine est plus indo-malaise qu’africaine, se nourrit principalement de riz, mais depuis, la consommation du pain devint également une habitude.
Pour s’imprégner de la véritable culture de la Grande Ile, la meilleure idée serait de s’y rendre. Et venez en touristes avisés, car les infrastructures routières, usées par une histoire mouvementée, requièrent la location d’une 4×4.