Chacune de ces collines était auparavant le centre d’une puissance rivale d’Analamanga (la forêt bleue, aujourd’hui Antananarivo). Le roi Andrianampoinimerina soumit les rois de chaque micro-Etat, puis les y réinstalla de façon symbolique pour qu’on le prie et qu’on l’invoque ; depuis, on célèbre les douze collines sacrées, en mémoire à cette institution politique et spirituelle de ce fameux monarque. On a dit que ces collines correspondaient aux lieux de résidence des douze épouses royales, mais ce n’est pas tout à fait juste : ainsi, Fenoarivo, qui n’est pas une colline, abrita deux des épouses du petit (par la taille) grand (par l’esprit) roi.
Les pitons sont des citadelles ; les collines abritent des anciens palais et des tombeaux royaux ; les amoncellements rocheux cachent des sanctuaires de la religion des ancêtres que pratiquaient presque tous les Malagasy. Cette religion non-écrite, perpétuée par la tradition orale depuis deux mille ans est empreinte de tolérance, et les visiteurs sont acceptés dans les lieux saints avec cette gentillesse et cette qualité d’accueil si spécifiquement Malagasy.
Chaque parcours a lieu dans de beaux paysages, chaque étape aboutit à un lieu empreint d’histoire et chargé de mythes. La capitale est le point de départ de belles excursions, qui peuvent se faire en vtt ; en outre, il est possible de se loger chez l’habitant, en échange d’une participation financière modique pour le logement et les repas. C’est une façon de partager la vie des villages de l’Imerina. Il est aussi possible de bivouaquer ou de camper, en toute sécurité.
Pour ces questions d’hébergement en milieu rural, il convient de prendre contact avec le Fokonolona (l’assemblée villageoise) qui mettra tout en œuvre pour rendre votre séjour agréable. Il est juste indispensable de respecter les fady des lieux, de ne pas oublier que toute réunion (notamment avec les Fokonolona) commence par un fomba offert par le vahiny, le visiteur (rhum rouge partagé entre les vivants et les ancêtres). Il faut aussi prendre en compte la psychologie Malagasy : les villageois sont aussi fiers qu’hospitaliers, ils ne demandent rien.
Il convient donc d’aborder avec gentillesse et simplicité les questions matérielles (participation aux frais d’hébergement, prix des repas, etc.) car en ce domaine, tout s’improvise.
AMBOHIDRATRIMO
|
|
|
A 15 min du centre d’Antananarivo, au sommet d’une colline entourée de rizières, le village d’Ambohidroa-Antehiroka abrite le sanctuaire du roi Andriambelomasina, grand-père d’Andrianampoinimerina, qui date du XVIIIe siècle. Ce dernier et Andriamanelo y ont fait édifier une pierre levée en hommage à leurs ancêtres en ce lieu où Andriambelomasina avait son palais. De nos jours, de nombreuses personnes viennent se recueillir près de la pierre levée et invoquer les esprits d’Andrianampoinimerina et de son grand-père pour leur adresser des …
|
AMBOHIDRABIBY, un paysage majestueux dans un site historique…
|
|
Située tout près d’Antananarivo, à 30 min de la capitale, la colline d’Ambohidrabiby offre une escapade très agréable pour une journée de pique-nique ou de méditation. Du sommet se dessine à perte de vue le paysage ponctué des collines de l’Imerina. Au loin, on voit Antananarivo dont on devine le Rova. Les nuages blancs passent lentement dans un ciel bleu intense tout proche. On contemplera avec ravissement le couchant et les ombres des arbres et des maisons rouges, puis la nuit, d’un tout autre bleu, les étoiles apparaîtront peu à peu. Au XVIe siècle, le roi Ralambo s’était installé sur cette colline. On peut y voir des vestiges du mur d’enceinte…
|
ANTSAHADINTA, un lieu privilégié pour connaître l’histoire des Merina
|
|
Antsahadinta, ou « Le Champ aux sangsues » se trouve à 20 km environ au sud de la capitale. Pour s’y rendre, il est possible de prendre un taxi-brousse depuis le lac Anosy, à Tana. La route est très mauvaise sur la fin. Compter 3 000 FMG. Entrée du site payante, mais ce n’est pas très cher. Lors de notre passage, le guide était un licencié d’histoire (!) qui connaissait extrêmement bien son sujet : très plaisant de s’entendre raconter les mille et une anecdotes de la conquête des hauts plateaux ou les rapports avec les ethnies côtières. Au milieu des arbres royaux séculaires, Amontana (ficus Baroni et ficus trichophlabia) et Aviavy (figuier)….
|
ILAFY
|
|
C’est là , sur la troisième colline sacrée, que résidait autrefois la caste des bourgeois. Elle se trouve à dix kilomètres au Nord d’Antananarivo, et anciennement dénommée Ambohitrakanga « colline des pintades », car c’était un endroit couvert de forêts où habitaient des pintades. Le site reçut par la suite le nom d’Ilafy (de « lafin-kavan’Andriana » ou parents par alliance) car la plupart des membres de la noblesse dont ceux d’Andriamasinavalona d’Ambohimanga, d’Andriambahoakafovoanitany d’Arivonimamo y retrouvaient des proches ou des relations. Dans les temps reculés, à Ambodidramanoa, à mi-hauteur de cette colline…
|
AMBOHIMANGA, La cité interdite sur la colline bleue.
|
|
Des sept portes d’entrée, une seule demeure, ocre rose d’un côté, vermillon de l’autre, terre de Sienne au centre. 16 millions de blancs d’œufs ont été nécessaires pour construire le mur extérieur : on les utilisait comme de la chaux ! La case royale d’Andrianampoinimerina (appelée Mahandrihono) ressemble en bien des points à celle de sa résidence d’Antananarivo. On remarquera des échelons sur les trois piliers en palissandre : le roi se cachait en effet tout en haut lorsque des visiteurs pénétraient dans sa demeure ; il laissait sa femme leur parler, afin de mieux les juger, puis jetait un caillou s’il consentait à les recevoir lui-même… 
|
ANTANANARIVO, Voyage au cÅ“ur de l’Imerin’ambaniandro
|
|
Autour d’Antananarivo, au cÅ“ur de l’Imerin’ambaniandro, s’étendent les Hautes Terres de l’Imerina. Ici, au XVIIIe siècle, s’est constitué le royaume qui donna naissance à l’Etat malagasy, lorsque le roi Andrianampoinimerina énonça son objectif d’unir tous les peuples de la Grande île. Sa devise est « Ny arivo lahy tsy maty indray andro » où « les milles hommes ne meurent pas en un jour ».
Antananarivo, appellée familièrement Tana est la capitale de Madagascar. Située au milieu de l’axe nord-sud du pays, elle constitue réellement la porte d’entrée du tourisme malagasy….
|
|