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Madagascar, île merveilleuse de 1580 km de long sur 580 km de large est un subtil mélange d’Afrique et d’Asie qui nous a ouvert les portes de son jardin tropical extraordinaire où la nature est généreuse et belle.
L’île rouge est un paradis tropical, un hymne à la nature qui dévoile des paysages variés et fantastiques : rizières en terrasse, forets tropicales, massifs rocheux, plaines, désert dans le sud, plages tranquilles et désertes aux eaux merveilleuses tant par leur température que couleurs passant du bleu profond au vert émeraude.
Les plantes sont exceptionnelles : orchidées, bougainvilliers, hibiscus, flamboyants, jacarandas, manguiers, cocotiers, baobabs, frangipaniers, ravinala ou arbre du voyageur.
VIIe au XIe siècle : première grande formation territoriale tout le long du versant oriental de l’île
XVe siècle : premiers grands royaumes
1642-1674 : premiers établissements français
XVIIIe-XIXe siècles : début de l’unification du pays par le roi Andrianampoinimerina
1810-1895 : royaumes Merina. Structuration de l’Etat, relations internationales et ambassades en Angleterre, France, Etats-Unis, Allemagne, Italie
1840-1878 : influence de Jean Laborde
1845 : guerre franco-britannique contre Madagascar. Tentative d’invasion
1885 : au terme d’une guerre, Madagascar devient protectorat français
1896 : colonisation française
Durant la majeure partie du XIXe siècle, l’île fut administrée par le Royaume de Madagascar que l’invasion coloniale française de 1895 abolit ensuite. En 1960, Madagascar retrouve son indépendance mais demeure soumise à une forte influence française dans tous les domaines, et plus particulièrement sur le plan politique et économique.
Madagascar est un état insulaire situé dans la partie occidentale de l’océan Indien, au large de l’Afrique de l’Est, dont il est séparé par le canal du Mozambique. L’époque coloniale à Madagascar débute en 1895 lorsque les français se rendent maîtres de l’île, aux dépens du Royaume de Madagascar. Mais depuis Louis XIV jusqu’à la Révolution française, l’administration coloniale malgache dépend déjà très indirectement des rois de France. Durant toute cette période, l’évangélisation se développe, d’abord par les protestants anglais qui sont les premiers occupants, puis par les français catholiques. Cependant, c’est la conférence de Berlin entre 1884 et 1885 lors du partage de l’Afrique par les Européens, qui marque la fin de l’indépendance relative de Madagascar. Les politiciens malgaches jouaient jusqu’alors sur les rivalités des puissances occidentales pour conserver leur souveraineté. Le traité de Berlin attribue l’île à la France et en fait sa seule position stratégique face aux Anglais, dans l’Océan Indien.

La France signe alors un traité avec le Royaume de Madagascar qui repose sur l’ambiguïté de la langue malgache et qui ne donne théoriquement aucun droit à la République Française sur le Royaume de Madagascar. Mais, au fil des incidents diplomatiques, la France mène une politique de plus en plus agressive : politique de la canonnière, puis conquête de l’île. Les français conquièrent l’île sans difficultés et pratiquement sans combat, car le peuple malgache n’est pas préparé et ne possède pas d’armée digne de ce nom.
Le premier ministre malgache de l’époque envoie dans des forts militaires les 60 000 hommes de l’armée de réserve, encadrés par des officiers, seuls professionnels de cette armée. Cependant, peu à peu, les nombreuses désertions finissent par sonner le glas de l’armée malgache. De son côté, le gouvernement français, après une campagne médiatique, envoie une armée de conscrits mal préparés qui progresse très lentement, la maladie faisant des ravages. Au premier coup de canon sur la capitale Antananarivo, la reine fait hisser le drapeau blanc. Dix ans de guerre civile vont suivre la fin de l’Indépendance alors que les français, avec le maréchal Gallieni en tête, s’évertuent à « pacifier » l’île. Le peuple malgache est habitué à devoir défendre sa terre, car depuis les portugais jusqu’aux français, le pays a connu bien des envahisseurs dont il est toujours venu à bout, aidé par les maladies. Les portugais sont les premiers européens à découvrir l’île : d’abord en l’an 1500 avec Diego Diaz puis 6 ans plus tard par Fernando Suarez. Cependant les portugais ne peuvent convertir le peuple au christianisme. La rébellion est telle qu’ils décident de quitter assez rapidement l’île.
Au XVIIème siècle, les Hollandais et les anglais tentent à leur tour de conquérir l’île mais en vain. Les Hollandais préférant se tourner vers l’Afrique du Sud et les Anglais ont été usés par les maladies à répétition, les famines et le manque de bonne volonté du peuple malgache. Les français ne sont pas en reste, et à cette même période, la société la Compagnie Française des Indes orientales est créée et s’implante sur l’île pour faire commerce. Les français vont tenir jusqu’en 1960, date de l’indépendance de Madagascar, malgré les tensions. L’île, république de la Communauté depuis 1958, devient pleinement indépendante le 26 juin 1960 sous la présidence de Philibert Tsiranana, qui restera au pouvoir jusqu’en 1972, contraint à cette date à démissionner après une grève générale.
La langue malgache est originaire d’Indonésie. Plus précisément, elle appartient au groupe dit « barito » de la branche malayo-polynésienne des langues austronésiennes. Les autres langues de ce groupe sont parlées dans la province de Kalimantan Sud dans l’île de Bornéo.

Dates des migrations de l’homme moderne. Bien que déjà installé sur l’autre rive du canal du Mozambique il y a plus de 200 000 ans, l’Homme ne serait arrivé à Madagascar qu’il y a 1500 ans.
1947 : soulèvement général pour l’Indépendance
1960 : indépendance
1960-1972 : période dite de néocolonialisme

La Première République de Madagascar était encore très étroitement liée à la France par les Accords de coopération. Tsiranana, critiqué par les Merina du haut plateau pour son soutien aux intérêts français, fait face à une contestation grandissante et se retire en 1972. Le général Gabriel Ramanantsoa (aristocrate Merina) prit alors le pouvoir en espérant changer la nature des liens avec l’ancien pouvoir colonial en un jour. En 1975, devant un constat d’échec renforcé par une sombre affaire de Compagnie Marseillaise, le Général abdique et passe le pouvoir au populaire colonel de Gendarmerie Richard Ratsimandrava. Seulement, ce dernier fut assassiné au bout d’une semaine puisque l’aristocratie Merina n’a pas toléré d’être dirigée par le descendant de leur esclave, qui plus est, mainty (noir).
1975 : deuxième République
1975-1991 : présidence de Didier Ratsiraka : régime socialiste
Le capitaine de frégate Didier Ratsiraka devient alors président d’une Seconde République en 1975 et entreprend de s’aligner sur la position du bloc pro-soviétique, tout en étant l’un des militants actifs du non-alignement. Mais vers la fin des années 1980, il est contraint d’engager le pays sur la voie d’un libéralisme prudent, notamment économique.
1992 : troisième République
En 1991, l’opposition à Ratsiraka s’amplifie. Des manifestations populaires dégénèrent en affrontement avec l’armée, faisant de nombreuses victimes. Après une brève période transitoire, une nouvelle constitution est adoptée et Albert Zafy, candidat de l’opposition, est élu à la présidence.
1997 : réélection de M. Didier Ratsiraka à la présidence de la République
Paradoxalement, les élections présidentielles de 1996 (après l’empêchement de Zafy par l’Assemblée Nationale) voient la réélection de Ratsiraka. Madagascar connaît une période de stabilité économique jusqu’en 2001, où les résultats des élections sont contestés.
1998 : réforme constitutionnelle
Décembre 2001 : nouvelles élections présidentielles, aux résultats contestés
Janvier-juillet 2002 : crise politique
Le candidat d’opposition Marc Ravalomanana se proclame vainqueur et forme son propre gouvernement, installé dans la capitale Antananarivo, tandis que celui de Ratsiraka s’exile à Toamasina, ville du plus grand port du pays.
La situation ne se débloquera pas avant deux auto-investitures de Marc Ravalomanana, puissamment armé par les Etats Unis de G. W. Bush (baptiste comme lui) et le départ en exil de Ratsiraka en juillet 2002, laissant de facto le pouvoir à Ravalomanana. Contrairement à Ratsiraka, orienté surtout vers le bloc socialiste pendant la IIe République et presque exclusivement vers la France lors de la IIe République, Ravalomanana entreprend une politique d’ouverture commerciale et politique vers les USA (premier pays à reconnaître sa victoire électorale).
6 mai 2002 : Marc Ravalomanana accède officiellement à la présidence
5 juillet 2002 : visite de Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères, pour normaliser les relations de la France avec Madagascar
15 décembre 2002 : victoire du parti de Ravalomanana aux élections législatives
Décembre 2001, les quelque 6 millions d’électeurs inscrits dans les listes électorales n’avaient pas pensé, mais pas du tout, que l’année 2002 allait être l’année du grand bouleversement pour Madagascar. Le bulletin qu’ils ont glissé dans l’enveloppe et puis dans l’urne, non encore transparente à l’époque, comptait énormément pour les deux candidats en première ligne, en l’occurrence, Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka. Toute la suite partait du fait que les deux camps effectuaient des décomptes parallèles aboutissant à des résultats différents. Le camp Ratsiraka représenté par le ministère de l’intérieur de l’époque a présagé un second tour avalisant un score de 46,21 % des voix pour Ravalomanana et 40,85 % pour Ratsiraka. Celui de Ravalomanana, basé au Magro à Ankorondrano, a attesté que ce dernier a été élu à 52,15 % des suffrages exprimés.
Décembre 2006 : Réelection de Marc Ravalomanana à la présidence de la République pour un deuxième mandat
En avril 2007, un référendum, avec près de 47% de taux de participation des électeurs, approuve un amendement de la constitution. Depuis 2002, rien n’a pu arrêter l’hémoragie économique alors que Ravalomanana se sert des infrastructures d’Etat pour étendre son empire agroalimentaire.
Madagascar est la cinquième plus grande île au monde – après l’Australie, le Groenland, la Nouvelle-Guinée et Bornéo – avec une superficie de 587 000 km² (superficie de la France et du Benelux réunis). Située dans l’océan Indien et traversée par le tropique du Capricorne, elle occupe une position stratégique avec sa côte tournée vers le canal du Mozambique.
Seule 5% de la surface du pays est utilisée pour l’agriculture. La déforestation atteint des proportions qui en font un problème majeur pour l’écologie et l’économie de l’île. La croissance rapide de la population est la principale cause du déboisement qui, par contrecoup, entraîne l’érosion des rares terres arables et le tarissement des réserves d’eau. Les eaux sont de plus en plus polluées par des rejets humains incontrôlés, d’où parfois un risque de maladie (choléra) dans les zones de fortes densités.
Cette île immense où, pourtant, la nature grandiose n’est pas toujours hospitalière à l’homme, inspire la vision mythique du paradis sauvé du déluge. Elle réserve surtout la surprise de paysages d’une planète tombée sur la mer émeraude et de rencontres avec une variété d’espèces prodigieuse. Madagascar est la légende vivante d’une île-continent.
Madagascar possède la plus grande baie au monde après celle de Rio (Brésil)
Le relief divise le pays en trois bandes, du nord au sud : une bande côtière étroite à l’est, des hauts plateaux au centre et une zone de plateaux plus bas et de plaines à l’ouest.
Les hauts plateaux centraux ont une altitude oscillant entre 800 et 1 500 m et couvrent 60% de l’île ; ils s’élèvent brusquement lorsqu’on approche le pays par la côte Est et descendent beaucoup plus doucement vers les vastes plaines de l’ouest. Les hauts plateaux comptent 3 principaux massifs : au nord, le Tsaratanana, qui possède le plus haut sommet de l’île, un pic volcanique de 2876 m d’altitude, au centre l’Ankaratra et au sud l’Andringita. La côte Est est bordée de lagons abrités par une barrière de corail.
Madagascar est découpé en cinq zones climatiques :
L’île subit l’influence des alizés et de la mousson. Il existe deux saisons :
La dérive des continents a montré que l’Inde, l’Australie, l’Antarctique, Madagascar, le sud de l’Afrique et de l’Amérique étaient réunies en une terre appelée Gondwana.
A la fin du Jurassique, il y a 150 millions d’années, cette terre s’est disloquée pour former les continents. Dès la période Quaternaire, Madagascar se trouvait à peu près à l’endroit où elle se situe actuellement.
Cette origine permet d’expliquer l’existence d’une faune et d’une flore communes à Madagascar et au sud des continents africain et américain ainsi que des profils géologiques très proches. Néanmoins, l’isolement de Madagascar au cours des temps géologiques a fait évoluer la faune et la flore de façon unique. On trouve donc sur la grande île des espèces particulières qui n’existent nulle part ailleurs (endémiques) dont les lémuriens sont un exemple célèbre. Du point de vue géologique, on retrouve dans la structure de la Grande Île toutes les périodes de l’histoire de la planète. Le point culminant de l’île est le Maromokotro dans le massif du Tsaratanana à 2 876 mètres d’altitude.
Du fait de son relief, Madagascar réunit une véritable mosaïque de paysages. L’île est faite de contrastes entre le bush du grand Sud, les forêts humides de l’est, les hauts plateaux granitiques du centre, parfois surmontés de massifs volcaniques et les savanes des collines sédimentaires de l’ouest.
La déforestation et l’érosion des sols sont deux grandes causes de dégradation environnementales. Madagascar abrite une des faunes endémiques les plus riches du monde, en voie rapide de régression.
L’île n’abrite plus qu’une partie de sa forêt primaire, mais elle reste un des endroits les plus riches en terme de biodiversité sur la planète, avec de nombreuses espèces de faune et de flore endémiques.
En 2003, le président Marc Ravalomanana, a annoncé qu’il triplerait la superficie des aires protégées de l’île pour atteindre 6 millions d’hectares. En décembre 2005, le pays a créé un million d’hectares d’aires protégées nouvelles. En 2007, plus d’un million d’hectares supplémentaires (soit un total de 3,7 millions d’hectares incluant :
L’isolement biogéographique de Madagascar, et la variété des climats et reliefs y ont favorisé le développement d’une faune et d’une flore uniques au monde, en partie endémique (dont par exemple l’hapalémur gris du Lac Alaotra (Hapalemur alaotrensis), unique primate au monde à vivre dans des roseaux).
Cette biodiversité est très fragilisée par le développement de l’agriculture et par la déforestation en partie illégale.br>
La faune marine est également très riche, bien qu’encore mal connue.
En mai 2003, l’Ariary a remplacé le FMG comme monnaie à Madagascar. À partir de cette date, un double étiquetage fut appliqué dans les commerces et sur les marchés jusqu’au basculement officiel, le 1er janvier 2005. Depuis cette date, seul l’ariary a cours dans le pays (1 Ariary = 5 Ia = 5 FMG).
La population malgache est principalement d’origine Afro-asiatique. Une étude récente laisse à penser que l’île était inhabitée jusqu’au Ier siècle probablement, où des Indonésiens auraient débarqués.
Les 18 peuples de Madagascar sont:
1.Antaifasy 2.Antaimoro 3.Antaisaka 4.Antakarana 5.Antambahoaka 6.Antandroy 7.Antanosy 8.Bara 9.Betsileo 10.Betsimisaraka 11.Bezanozano 12.Mahafaly 13.Merina 14.Sakalava 15.Sihanaka 16.Tanala 17.Tsimihety 18.Vezo
Quand le devin en donne le signal, le clan familial décide de commencer la cérémonie dite du retournement des morts. Exhumé deux ou trois ans après le décès, le défunt momifié est d’abord porté en procession avec un cortège de musiciens. Puis les ossements, après une toilette rituelle, sont enveloppés dans des lambas blancs. La fête marque le retour définitif des ancêtres parmi leurs descendants dont ils deviendront les protecteurs.
On compte plus de 20 tribus traditionnelles à Madagascar. La diversité ethnique n’y est pas pour autant de type racial, mais bien plutôt d’ordre politique ou économique. L’amalgame des peuples d’Orient, d’Afrique et d’Arabie se retrouve en chaque groupe, du nord au sud. Tous ces peuples ont en commun le même culte des ancêtres.
La langue indigène de Madagascar, à savoir la langue parlée par sa population autochtone, est le malgache. En outre, le français et l’anglais sont toutes deux également langue officielle de Madagascar et jouissent d’un usage plus ou moins répandu, héritier surtout de la période coloniale et/ou des influences culturelles exercées sur le pays.
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